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Les 10 erreurs à éviter en état des lieux de sortie

                  L'état des lieux de sortie est une étape déterminante de la relation locative. C'est sur la base de ce document que seront analysées les éventuelles dégradations et que pourront être justifiées les retenues effectuées sur le dépôt de garantie. Pourtant, de nombreuses erreurs continuent d'être commises, parfois par manque de méthode, parfois par méconnaissance des règles applicables.Voici les dix erreurs les plus fréquentes et les moyens de les éviter.

 

1. Oublier de comparer avec l'état des lieux d'entrée

 

La première erreur consiste à examiner uniquement l'état actuel du logement sans le comparer à son état d'origine. Un état des lieux de sortie n'a de valeur que s'il permet de mesurer l'évolution du logement pendant l'occupation du locataire. Une détérioration ne peut être constatée qu'en comparant l'état d'entrée à l'état de sortie.

 

2. Négliger la durée d'occupation du logement

 

Une même altération n'aura pas la même signification après un an ou après dix ans d'occupation. L'analyse doit toujours tenir compte de l'ancienneté des revêtements, des équipements et de la durée de présence du locataire. Ignorer ce facteur conduit à des conclusions erronées et à des retenues souvent contestables.

 

3. Confondre vétusté et dégradation

 

L'usure normale liée au temps ne peut pas être imputée au locataire. À l'inverse, une dégradation résultant d'un défaut d'entretien ou d'un usage anormal peut engager sa responsabilité. La distinction entre ces deux notions constitue l'une des compétences fondamentales de l'opérateur en état des lieux.

 

4. Rédiger des observations imprécises

 

Des mentions telles que « bon état », « état moyen » ou « état correct » sont souvent insuffisantes. Un constat efficace doit être descriptif et précis. Plus la description est détaillée, plus l'analyse sera fiable et défendable en cas de contestation.

 

5. Oublier certains équipements

 

Les équipements sanitaires, les radiateurs, les prises électriques, les volets, les menuiseries ou encore les détecteurs de fumée sont parfois examinés trop rapidement. Chaque élément présent lors de l'entrée doit être vérifié lors de la sortie afin d'éviter les oublis et les incohérences.

 

6. Ne pas réaliser suffisamment de photographies

 

La photographie ne remplace pas le constat écrit mais elle constitue un excellent complément. Des photos datées et correctement cadrées permettent de documenter les observations réalisées et facilitent la résolution d'éventuels litiges.

 

7. Accepter un logement insuffisamment vidé

 

L'état des lieux de sortie doit être réalisé dans des conditions permettant d'inspecter correctement l'ensemble des surfaces et équipements. Un logement encombré ou partiellement débarrassé peut masquer des désordres qui ne seront découverts qu'après le départ du locataire.

 

8. Ne pas vérifier le fonctionnement des équipements

 

L'état apparent d'un équipement ne suffit pas toujours. Lorsque cela est possible, il convient de vérifier le fonctionnement des appareils, des ouvrants, des installations sanitaires, de l'éclairage ou encore des équipements électroménagers présents dans un logement meublé.

 

9. Réaliser l'état des lieux dans la précipitation

 

Un état des lieux de sortie exige du temps et de la méthode. Vouloir terminer trop rapidement augmente considérablement le risque d'omissions, d'erreurs d'appréciation ou de descriptions incomplètes.

 

10. Oublier de justifier les retenues envisagées

 

Une retenue sur dépôt de garantie doit toujours pouvoir être expliquée et justifiée. Le professionnel doit être capable de démontrer l'existence d'une dégradation, son imputabilité au locataire et la prise en compte de la vétusté. Une retenue insuffisamment argumentée sera beaucoup plus difficile à défendre en cas de contestation.

 

La méthode reste la meilleure protection

 

La plupart des litiges naissent moins d'un désaccord sur les faits que d'un manque de méthode lors de l'état des lieux de sortie. Une comparaison rigoureuse avec l'état des lieux d'entrée, une analyse tenant compte de la vétusté et une rédaction précise permettent de sécuriser les conclusions du constat et de limiter considérablement les contestations. Pour les professionnels de l'immobilier, la qualité de cette étape constitue un véritable gage de sérieux et de crédibilité.

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